jeudi 18 octobre 2012

Être soi

Être soi, c'est facile. Suffit de se dire qu'à chaque instant, quoi que l'on fasse ou ne fasse pas, qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas, que ça corresponde à ce qu'on voudrait ou pas, ben on est soi, juste soi.

mercredi 17 octobre 2012

Sur les excuses

Je suis ptet un poil bourré, mais, bon, voilà, je vais dire quelque chose qui me tient aussi pas mal à coeur.
C'est concernant les excuses. Autant, il y a des fois, où je peux les accepter, sans le moindre problème, autant il y a des fois où elles me pètent les couilles, pour parler grossièrement, mais en même temps, traduire une impression réelle.
En ce sens, que pour moi, une vraie excuse n'attend pas le moindre pardon. Le pardon, n'est quelque part que le bon vouloir de la personne à qui l'on présente ses excuses, ou à qui on ne les a pas présentées. Quelques soient les excuses qu'on lui présente, ou pas, le fait de pardonner, reste à sa discrétion, à sa bonne volonté. Et, quelque part, si il a décidé de ne pas pardonner, il ne pardonnera pas, mais de même, s'il a décidé de pardonner, même l'excuse la plus bidon sera suffisante.
Une fois cela pris en compte, l'excuse, au delà de pouvoir donner une raison de pardonner, si la personne en face, est plutôt volontaire pour excuser, n'est donc pour moi que le constat, d'une "erreur". Du fait que quelque chose que l'on pensait être "bien", se révèle au final "mauvais", ou en tout cas, pas conforme à ce que l'on en attendait, ce que l'on en espérait. Comme, se retrouver désolé, sans rien, face à un spectacle que l'on n'avait pas prévu. Devant un constat d'échec, contre lequel on ne peut rien. Mais, quelque part, plutôt qu'un reniement de soi, et de ce que l'on à fait, dans le but de plaire, d'obtenir un pardon, c'est plus l'affirmation de ce que l'on a fait, le fait que l'on a sincèrement pensé agir pour le "mieux", même si l'on s'est trompé. La reconnaissance du fait de s'être trompé, ce qui peut arriver à tout le monde.
Mais, sans quoi, si l'on a pas été persuadé d'agir pour le "mieux" (même si le mieux est encore grand sujet à débats, et quelque part ne veut pas forcément dire grand chose, mis à part comme révélateur de nos aspirations, de nos désirs... enfin bref...), c'est plus admettre le fait de ne penser qu'à sa gueule et de n'avoir rien à faire de ce que cela peut provoquer chez les autres. D'être un "connard" (ça peut aussi se mettre au féminin ^^), si je puis me permettre l'expression. Et bon, dans un tel cas, autant l'admettre directement. Ca arrive à tout le monde aussi, je ne pense pas que quiconque puisse donner la leçon à quelqu'un d'autre à ce sujet. Puis, il y a des moments où il faut le faire aussi. Mais, dans un cas comme ça, pourquoi présenter ses excuses??? Si, remarquez pour l'être encore plus ^^ (effet pervers...).

Enfin, bref, voilà, petite réflexion du "soir" (sentiment beaucoup plus ancien sur le sujet, mais formalisation assez rare) sur les excuses.

dimanche 14 octobre 2012

Limites de la volonté

Une autre chose à laquelle me fait penser ce sketch et notamment sa chute, c'est à la limite de la volonté, du bien, du beau, à la présence perpétuelles des effets pervers, ou des bénéfices secondaire. Et ce, quoi qu'on fasse j'ai envie de dire.

Les limites de la volonté, et des idéaux, quelque part, j'ai envie de dire que c'est pas parce qu'on veut quelque chose, et qu'on fait tout pour y arriver, qu'on le mérite, que les choses arriveront nécessairement. Et qu'il y a toujours une nette différence entre ça et la réalité.

J'ai plusieurs exemples de ça, en réalité, il y en a une infinité, mais bon, qu'importe. Pour le premier, j'ai envie de faire référence à un pote disparu. Je ne pense pas qu'il voulait partir, et pourtant, il est parti. Son départ m'a fait mal, ça a été une perte immense pour moi, là où on avait une interaction énorme, là où on donnait chacun le meilleur pour nous en sortir tous les deux, là où on s'apportait chacun un énorme soutien mutuel, là ou notre amitié nous apportait un certain équilibre, bah, je me suis retrouvé tout seul. A plonger. Et bon voilà, malgré ça, est-ce à dire que je ne suis pas content, heureux de l'avoir connu. Pas du tout. Même si ce putain d'enfoiré "m'a abandonné", je suis toujours content de tous ces moments que l'on a vécu, des conneries que l'on a faites aussi, content d'avoir vécu ces moments. Mais, ce que je veux dire, c'est que quelque part, malgré toutes les bonnes intentions qu'il avait à mon égard, malgré le "à jeudi" qu'il m'a dit la dernière fois que l'on s'est vus (il était mort entre temps), toute cette bonne volonté, toute cette sincérité, n'empêche pas non plus que des fois, ça ne se passe pas comme l'on veut. Après, c'est à moi aussi, pour honorer sa mémoire et ce qu'on a vécu, de me rappeler cette sincérité, ces bons moments, de savoir à la fois accepter la tristesse de la perte, parce que c'est quelque chose de réel, c'est une évidence que je l'ai perdu et que son décès ma fait mal, mais aussi, de me rappeler de ces bons moments, de me rappeler de cette amitié sincère, d'être capable de me rendre compte, qu'il était aussi impuissant que moi pour changer les choses, de ne pas me laisser aveugler par cette douleur. Que c'est arrivé, parce que la vie est une pute ^^. Où, plutôt que des fois c'est juste comme ça, qu'on ne peut pas tout faire, que personne n'est tout puissant.

Un autre exemple que j'ai envie de citer, toujours dans le mode vachement joyeux, c'était un samedi soir de décembre, il faisait nuit, et j'allais en voiture chez ma soeur pour faire du baby-sitting de nièces. Quand tout à coup, un peu après être sorti d'un rond point, j'ai vu une forme devant moi. Réflexe, j'ai pillé, impact inévitable, je ferme les yeux, et boum. Petit moment de choc, je sors de la voiture, je vois une vieille femme allongée par terre, sur la route. J'appelle le 112, je recule un peu la voiture pour dégager la place, je pose mon manteau pour faire un peu de chaleur. Il fait froid. Plein de monde arrive. Je me mets contre la voiture à l'opposé, et attends. Enfin bref, peu importe c'est pas à ça que je veux en venir là. Toujours est-il que j'étais en état de choc. Toujours est-il que les pompiers m'ont ensuite amenés à l'hopital, sans mon manteau, que les pompiers avaient amené avec la vieille dame... Bref, magnifique entrevue avec un de ses proches un ou deux jours après dans un commissariat pour le récupérer. Et, je me rappelle la douleur de ce proche, et le fait qu'il m'a dit qu'il ne pouvait pas me voir, parce que la douleur était trop forte. Et bon, voilà, je n'étais pas rentré dans la voiture en me disant : "ah tiens, je m'emmerde un peu, et si j'allais renverser une vieille dame ce soir! Pas comme si j'ai envie de garder mes nièces tiens!!" ; ou comme si elle s'était dit : "Ah tiens, et si j'allais me jeter devant la voiture de quelqu'un ce soir." (enfin ça je sais pas, mais bon admettons). Toujours est-il que c'est encore un exemple où dans la vie, ce n'est pas parce qu'on veut, ou qu'on ne veut pas quelque chose, que ça arrive nécessairement. Et aussi, c'est pas parce que c'est arrivé, que ça voulait dire qu'on souhaitait que ça arrive.

Après, on pourrait multiplier les exemples à l'envie, c'est aussi, ce qu'on peut appeler plus généralement des accidents, des hasards de la vie. Et ils peuvent se produire partout, sur tout. Et j'ai envie de dire que ces accidents, on peut les prendre de plusieurs manière, les nier, les accepter, définir l'autre comme responsable, se définir soi-même responsable, dire que c'est juste la faute à pas de chance... continuer comme on faisait avant, les prendre comme une possibilité de remise en questions, les repousser, les intégrer dans une construction existante, s'en servir pour faire une construction nouvelle, en faire de belles choses...

Je sais par exemple, que même si c'est vrai que c'est moche, de mourir à 23 ans, ça ne m'empêche pas non plus aujourd'hui de continuer d'honorer sa mémoire, ça n'empêche pas aujourd'hui qu'il est toujours présent dans mon cœur. Ca n'empêche pas, que c'est aussi une épreuve qui m'a aidée à me construire, à faire face à des choses auxquelles je ne sais pas si j'aurai fait face sinon, à me rendre compte. Que même si c'était moche, même si tout le monde autour me disait que c'était "affreux", "pas normal", ça ne m'empêche pas d'en faire de belles choses, comme d'en parler avec amour, comme de décider que ma dernière cigarette sera une de celles qu'il fumait quand on s'est rencontrés, comme de n'avoir pas cédé aux multiples tentations d'abandonner mon école, comme d'avoir su me redresser malgré le choc, comme d'avoir su apprendre des choses de ce qui s'est passé et d'en montrer quelques unes aujourd'hui. Ca n'empêche pas non plus, que ça reste moche qu'il ne puisse pas en profiter aujourd'hui, mais bon, tant pis.

Emotions, humour noir...

Je viens de mater un sketch, que je vais mettre en lien, et ce sketch me touche beaucoup en fait.

Il remue énormément de choses en moi, notamment la fin. J'aime beaucoup l'humour noir, et pas mal de ses sketchs. Et en général, la fin, c'est plus le "coup de pute", les enfants qui en profitent pour se tirer dessus.
Et hum, quelque part, je crois que ce qui me fait, mal, ce qui me fait tant apprécier le coté tragique de tout un tas de choses, c'est que malgré la beauté du mur qui tombe, malgré toute la belle émotion que génère ces moments, malgré tout ce que ça remue en moi, en réalité, je crois que quelque part, ce qui me fait mal, c'est d'arriver à voir, à sentir ces moments, et puis en même temps, de me dire, bah, ça dure juste le temps, d'un sketch, bah malgré tout ce n'est qu'un beau rêve, juste un rêve. In the real world, c'est pas comme ça que ça se passe. Il y a toujours un truc qui merde, un truc qui vient "couiller" ce genre de choses, ça repartira inévitablement en bordel. Et je crois quelque part, du coup, un certain refus de me laisser à aller ressentir ou vivre ce genre de choses en vrai.
J'avais déjà remarqué, que souvent c'étaient en lisant des livres, les romans, regardant des films, des séries... que toutes ces émotions ressortaient le plus chez moi. Peut-être aussi parce que le fait que ce soient des films, des romans, de pouvoir ne pas être vu dans ces moments, là me permettait de ne pas m'y laisser aller dans la réalité. L'impression que ces moments ne peuvent être que de courts répits dans la vie, des moments de grâce à apprécier, mais qui ne peuvent durer, ne peuvent être construits, ne peuvent être atteints autrement que par un coup de chance, enfin, plus qu'ils sont trop aléatoires pour pouvoir réellement y croire, pour pouvoir les espérer. Enfin, ça serait tellement simple quelque part, mais la stupidité des gens (et il n'y aucune notion de QI, ou de capacité cognitive là dedans, plus comme dans les lois fondamentales de la stupidité humaine, le fait de faire "du mal", sans en tirer le moindre bénéfice), cette stupidité donc qui empêche complètement de le faire.
Alors, que quelque part, c'est juste tellement simple, tellement évident, suffit tellement juste d'écouter son coeur, suffit tellement juste d'écouter, de savoir prendre le temps de réfléchir, de savoir prendre un peu de recul, de savoir poser des choses, tranquillement, calmement... Suffit, tellement juste d'être capable de dire à son "moi je veux", "moi j'ai envie de tel truc", de se la mettre un peu en sourdine, et de prendre le temps de regarder les contraintes, l'histoire des gens, de faire un peu attention à ce qui se passe, d'écouter, de se rendre compte qu'on existe tous, qu'on a tous nos aspirations, de savoir que chacun existe autant que tous les autres, qu'on est tous logés à la même enseigne de la mort, de la vanité de toute chose... Enfin bref, tellement d'évidences...

samedi 13 octobre 2012

La flûte enchantée

Je suis dans une période, où il m'arrive régulièrement de me mettre un peu de Mozart, des réminiscence de l'enfance notamment.
Donc voilà :


lundi 8 octobre 2012

La mélancolie

J'aime la mélancolie, peut-être un peu trop d'ailleurs, mais j'aime ça.

Peut-être est-ce en partie lié à cette vision, plutôt tragique de l'existence que j'ai. Mais, j'aime la mélancolie. J'aime le retour en surface des souvenirs heureux. Ce rappel, des bons moments passés dans la vie. Ce courage, cette force que l'on peut y puiser. Le calme, la tranquillité, la douceur de ces moments, où un sourire lointain se pointe, où l'on peut mettre à distance pendant quelque temps, l'âpreté de la vie, ce répit qu'elle offre, par rapport aux tourments, par rapport à l'angoisse, cette forme de bien être que nous renvoient les bons moments vécus. Cette possibilité de retrouver, en même temps qu'une forme de tristesse de leur disparition, la joie associée à ces moments vécus, d'être capable de voir ce qui a été beau, ce qui a été agréable, ce qui a fait du bien, ce qui a donné de la force, ce qui a motivé, ce qui a donné espoir, qui permet de tirer une certaine force du passé, de ce qui a existé ou existe encore, de retrouver des sentiments, des émotions que l'on a aimé, de trouver du plaisir à les avoir vécu, d'apaiser la tristesse, d'apaiser la douleur.
Forme de sérénité aussi, de se dire que l'on a agit en accord avec soi, en accord avec ce que l'on pouvait penser, savoir, percevoir, avec ses capacités passées, tout simplement, ce que l'on était à l'époque.
Apprendre à ne pas trop s'en vouloir, rire de ses erreurs, se rendre compte des choix qu'on ferait différemment, se pardonner si l'on pense autre chose maintenant, mais donc en même temps, de vivre les choses pleinement, d'être capable de s'écouter, de pouvoir prendre le temps d'analyser sereinement ce qu'on a fait, de garder la mémoire.

Et euh, je disais que j'aime peut-être trop la mélancolie. Je crois que je l'aime trop, dans ce sens que c'est peut-être pour moi, un refuge facile. Un moyen trop facile de ne pas être blessé. Un moyen, de ne pas avoir à vouloir, espérer un avenir. Une acceptation, de ce "rien", de ce non-sens que je vois dans le monde. Mais, trop, parce que je crois que je suis arrivé à un point, où, je pourrai ne plus vivre que pour pouvoir être mélancolique. Sauf que, en fait, j'ai pas envie de passer ma vie à ça.

dimanche 30 septembre 2012

Petite pensée pour zèlène

Voilà, hum, ce soir, j'ai appris le décès de Zélène (nom, qu'on donnait à une tante éloignée), et j'avais envie de mettre un petit mot pour elle ici. Je dois dire que même si c'était un peu attendu, (plus de 90 ans et depuis un mois et demi en gros, c'était l'enchainement de problèmes médicaux), que je souhaitais que ça arrive vite, parce que bon, à un moment, voilà quoi, ça me fait quand même un choc. Elle habitait Orthez, ma ville de naissance, et la semaine dernière, entendant les dernières nouvelles, on avait souhaité, avec mon père s'arrêter la voir sur la route en rentrant et puis ça n'avait pas été possible, parce qu'on a appris au dernier moment, qu'elle devait se refaire opérer ce jour là. Opération qui n'a finalement pas eu lieu à cause de son état de santé... Bref. Ca devait faire une éternité que je ne l'avais pas vue, en y repensant, possiblement six ans pour l'enterrement de ma grand-mère.
Zélène, c'était une tante éloignée, mais je la connaissais quand même pas mal. Je l'ai pas mal vue, je connais ses enfants, fait pleins de choses avec son gendre, deux de ses petits-fils, avec qui on est allés au ski, joué à la pala (sport basquo, béarno, landais), fait du kayak dans les vagues... Et puis ils avaient une maison à Seignosse, à coté d'Hossegor, ce qui faisait, qu'il m'est arrivé de la voir là-bas aussi.
Mais je la connaissais surtout, parce qu'elle voyait souvent ma grand-mère paternelle, Boma. J'ai beaucoup connu cette grand-mère, la voyais, presque à toutes les vacances, elle est venue chez mes parents, puis il m'est arrivé quelques fois de passer des parties de vacances seul chez elle.
Enfin, c'était quelqu'un que je qualifierai de proche de ma grand-mère, chez qui j'ai mangé plusieurs fois, et que j'ai toujours vu avec le coeur sur la main, de très généreux, de souriant...
Je revois encore son visage... Je me rappelle d'une anecdote, d'une fois tout gamin, quand son mari était encore vivant, et une histoire de mayonnaise, que je crois que j'avais bien aimée, et dont j'avais du redemander... Je me rappelle bien plus vieux vers 20 ans avoir remangé chez elle, et cette histoire m'avait suivi, elle et Boma, me retaquinant dessus :).
Je n'y repenserait peut-être pas beaucoup, mais ce sont ces images que je veux garder.

samedi 29 septembre 2012

Petite reflexion sur les mots et leur usage

A la lecture de Wittgenstein, et suite à quelques discussions, et pleins d'autres choses, je suis en train de me rendre compte, que j'ai peut-être parfois tendance à être trop précis dans l'utilisation de mes mots. Que là où souvent, je pourrai utiliser un mot uniquement pour sa signification intrinsèque, c'est à dire un "vide", ou plutôt si j'utilise une image plus spatiale, ou géométrique, comme un vecteur, vers la chose désignée, libre de toute interprétation, là où d'autres utiliseront le même mot, mais pour désigner une interpréation de la chose, ou plutôt un point de vue, plus ou moins communément admis sur cette chose.