Bon, aujourd'hui, petit tour à Toulouse, librairie, et achats déjà, de "Sur le Blabla, et le Chichi des philosophes" de Frédéric Schiffter, qui a enfin été réédité :). Mais avant de le trouver, enfin que le libraire à qui j'ai demandé arrive à m'en dénicher un exemplaire, j'ai aussi acheté de Clément Rosset : Logique du pire, L'école du réel, et le réel et son double, ainsi que le Tractatus logico-philosophicus de Ludwig Wittgenstein.
Mais c'est toujours pareil quand je me laisse entrainer dans une librairie... Enfin, c'est cool, j'ai plein de lectures qui m'attendent, et puis des genres et styles assez différents avec en plus les romans anglais, plus quelques autres livres que je n'ai toujours pas lu ou pas fini. :)
mercredi 9 novembre 2011
lundi 7 novembre 2011
Sherlock Holmes
Oh my God!!!
I think I'll write this one in english because I'm just back from my grandfather's and he gave me some books in english. Among them there is Angels and Demons, written by Dan Brown, one from Mary Higgins Clark, but most of all this one : http://www.amazon.co.uk/Best-Sherlock-Holmes-Collectors-Library/dp/1905716559
And I'm all excited because I loved to read some Sherlock Holmes when I was young, but being able to read some of them, and some new, now in english, with a beautiful book, that's a real pleasure.
That's really great!!
I think I'll write this one in english because I'm just back from my grandfather's and he gave me some books in english. Among them there is Angels and Demons, written by Dan Brown, one from Mary Higgins Clark, but most of all this one : http://www.amazon.co.uk/Best-Sherlock-Holmes-Collectors-Library/dp/1905716559
And I'm all excited because I loved to read some Sherlock Holmes when I was young, but being able to read some of them, and some new, now in english, with a beautiful book, that's a real pleasure.
That's really great!!
dimanche 6 novembre 2011
bloam
Sinon, retrouvé une musique de mon enfance, le concerto pour Clarinette de Mozart, ça me fait très plaisir de le réécouter, je vais mettre un petit lien du coup :)
Still here
Bon, finalement pas de départ à Hossegor, temps trop pourri.
Du coup, je peux en profiter pour écrire un peu ici en cette journée pluvieuse. Je crois que ce que je voulais dire avant-hier aussi dans les situations de bénéfices secondaires, et qui m'énerve le plus dans ces cas là, c'est d'être capable de les voir, et de les assumer. Déjà, je pense que des comportements nocifs qui nous apportent des bénéfices secondaires on en a tous ou presque, et que c'est même quelque chose de normal. De normal dans le sens, ou c'est aussi une défense, et que ces bénéfices secondaires apportent quelque chose de concret, et que si on met en place ces comportements, c'est aussi pour qu'il y a quelque chose, une faille, une blessure, une raison de laquelle il est impossible de préjuger qui nous "oblige" à le mettre en place. Que c'est en quelque sorte une réponse à un traumatisme. Et qu'on se construit aussi en fonction de ces comportements. Et nécessairement, dès que quelque chose vient réactiver le traumatisme, de près ou de loin, les comportements se remettent en place, de manière automatique, même si ce n'est pas la meilleure chose à faire. Qu'ils peuvent aussi se remettre en place de manière sournoise et souvent inconsciente.
Alors, certains ne sont pas maléfiques, ni nécessairement pathologiques, mais une chose qui me parait essentielle, si l'on veut des bases solides, si l'on ne veut pas être un poids mort, si l'on ne veut pas entrainer les gens dans nos propres blessures, dans nos propres problèmes, et avoir des relations saines, c'est déjà d'être capable d'identifier ces situations, ces comportements et d'être capable de les accepter. De ne pas en rendre uniquement les autres responsables, mais d'avoir l'humilité de dire "oui, j'ai ce comportement pourri."
Après se pose la question de faire un choix entre les bénéfices secondaires ou un comportement moins nocif. Là encore, je crois que c'est avant tout un choix personnel. Parce que je ne crois pas que quelqu'un d'exterieur, même si il peut nous alerter sur un comportement, puisse savoir tout ce qui se cache derrière, puisse savoir si on a la force ou non de l'abandonner et de passer à autre chose. Parce que quelqu'un d'extérieur ne peut pas savoir tout ce que remettre ce comportement en cause, en question, peut réveiller comme blessure, comme traumatisme... Et que c'est toujours facile de dire à quelqu'un il faut faire comme ci, il faut faire comme ça, de se mettre en position de donneur de leçon, mais en même temps, on ne sait pas ce que l'autre traverse, et puis que sait-on de ce que ça peut coûter à l'autre de remettre en cause ses comportements? Serions nous prêt à remettre en cause tous nos comportements comme ça? Qui sommes nous pour juger des choix de quelqu'un d'autre, en ce qui le concerne? On n'est pas à sa place. Autant il me semble nécessaire d'être capable de juger de ce qu'on veut bien faire ou pas avec quelqu'un d'autre, autant, verser dans le procès d'intention, me parait malsain.
En tout cas, il me parait pour le moins douteux, de prétendre vouloir arrêter le comportement, (même si dans l'absolu on préfèrerait), si on n'est pas prêt à dire au revoir aux bénéfices secondaires, et si l'on n'est pas prêt à aller regarder de plus près les différentes blessures, si l'on n'est pas prêt à se remettre en cause en profondeur etc... De toute façon, je ne pense pas que ce soit une honte que de ne pas le faire. Mais dans ce cas là, autant l'admettre, ça évite de perdre son temps.
Ensuite si l'on veut s'en débarrasser, je crois que c'est déjà important de croire en la possibilité de s'en débarrasser, d'être prêt à retourner voir les blessures, d'être prêt à s'approcher de ce qui fait mal, mais avec un oeil exterieur, d'être capable de voir les mécanismes mis en oeuvre, pour compenser, de comprendre la blessure, de voir ce qui a pu la causer, d'analyser ses conséquences. Puis aussi de changer la blessure, d'être capable de diminuer la douleur qui en sort, de nettoyer...
Du coup, je peux en profiter pour écrire un peu ici en cette journée pluvieuse. Je crois que ce que je voulais dire avant-hier aussi dans les situations de bénéfices secondaires, et qui m'énerve le plus dans ces cas là, c'est d'être capable de les voir, et de les assumer. Déjà, je pense que des comportements nocifs qui nous apportent des bénéfices secondaires on en a tous ou presque, et que c'est même quelque chose de normal. De normal dans le sens, ou c'est aussi une défense, et que ces bénéfices secondaires apportent quelque chose de concret, et que si on met en place ces comportements, c'est aussi pour qu'il y a quelque chose, une faille, une blessure, une raison de laquelle il est impossible de préjuger qui nous "oblige" à le mettre en place. Que c'est en quelque sorte une réponse à un traumatisme. Et qu'on se construit aussi en fonction de ces comportements. Et nécessairement, dès que quelque chose vient réactiver le traumatisme, de près ou de loin, les comportements se remettent en place, de manière automatique, même si ce n'est pas la meilleure chose à faire. Qu'ils peuvent aussi se remettre en place de manière sournoise et souvent inconsciente.
Alors, certains ne sont pas maléfiques, ni nécessairement pathologiques, mais une chose qui me parait essentielle, si l'on veut des bases solides, si l'on ne veut pas être un poids mort, si l'on ne veut pas entrainer les gens dans nos propres blessures, dans nos propres problèmes, et avoir des relations saines, c'est déjà d'être capable d'identifier ces situations, ces comportements et d'être capable de les accepter. De ne pas en rendre uniquement les autres responsables, mais d'avoir l'humilité de dire "oui, j'ai ce comportement pourri."
Après se pose la question de faire un choix entre les bénéfices secondaires ou un comportement moins nocif. Là encore, je crois que c'est avant tout un choix personnel. Parce que je ne crois pas que quelqu'un d'exterieur, même si il peut nous alerter sur un comportement, puisse savoir tout ce qui se cache derrière, puisse savoir si on a la force ou non de l'abandonner et de passer à autre chose. Parce que quelqu'un d'extérieur ne peut pas savoir tout ce que remettre ce comportement en cause, en question, peut réveiller comme blessure, comme traumatisme... Et que c'est toujours facile de dire à quelqu'un il faut faire comme ci, il faut faire comme ça, de se mettre en position de donneur de leçon, mais en même temps, on ne sait pas ce que l'autre traverse, et puis que sait-on de ce que ça peut coûter à l'autre de remettre en cause ses comportements? Serions nous prêt à remettre en cause tous nos comportements comme ça? Qui sommes nous pour juger des choix de quelqu'un d'autre, en ce qui le concerne? On n'est pas à sa place. Autant il me semble nécessaire d'être capable de juger de ce qu'on veut bien faire ou pas avec quelqu'un d'autre, autant, verser dans le procès d'intention, me parait malsain.
En tout cas, il me parait pour le moins douteux, de prétendre vouloir arrêter le comportement, (même si dans l'absolu on préfèrerait), si on n'est pas prêt à dire au revoir aux bénéfices secondaires, et si l'on n'est pas prêt à aller regarder de plus près les différentes blessures, si l'on n'est pas prêt à se remettre en cause en profondeur etc... De toute façon, je ne pense pas que ce soit une honte que de ne pas le faire. Mais dans ce cas là, autant l'admettre, ça évite de perdre son temps.
Ensuite si l'on veut s'en débarrasser, je crois que c'est déjà important de croire en la possibilité de s'en débarrasser, d'être prêt à retourner voir les blessures, d'être prêt à s'approcher de ce qui fait mal, mais avec un oeil exterieur, d'être capable de voir les mécanismes mis en oeuvre, pour compenser, de comprendre la blessure, de voir ce qui a pu la causer, d'analyser ses conséquences. Puis aussi de changer la blessure, d'être capable de diminuer la douleur qui en sort, de nettoyer...
samedi 5 novembre 2011
Repos
Bon, c'est parti pour le premier post des vacances. :)
Dimanche matin a priori, départ pour Hossegor, pour deux trois jours, ça va être cool ça aussi, un peu d'air marin, se poser sur la plage, regarder la mer...
Premier bilan des vacances, déjà, c'est qu'elles me font un bien fou. J'hallucine un peu d'ailleurs. Je crois que j'étais un peu au bout du rouleau en fait. Je crois que deux semaines ne seront vraiment pas de trop. De toute façon, ça faisait quelques temps que je ne tenais plus qu'au café, et que le moindre soir où je me couchais un peu tard, le résultat se payait cash le lendemain matin. Je dois dire que mes parents étaient un peu inquiets de me voir comme ça. Mon père qui se demandait si je ne faisais pas une petite chute de tension. :) Ou si je ne retombais pas en mode dépressif. En même temps, l'attention me touche. Mais non, j'ai retrouvé le goût de choses, le goût en mangeant. Je crois que c'est juste l'épuisement. La question qui se posait du coup, c'est d'où peut venir cet épuisement, moi qui ai un air si nonchalant. Bah déjà, ce repos en revenant chez les parents, me fait penser un peu à moi petit. Où il parait que je partais jouer, je jouais, je jouais, et une fois crevé, j'allais juste voir ma mère, incapable d'aller me reposer tout seul. Ou les voyages en voiture, où je ne pouvais jamais m'endormir avant d'être à environ 5minutes de la maison... Ou cette incapacité que j'ai à m'endormir dès que quelque chose me stresse. Je crois que ce n'est pas pour rien que je vivais la nuit à une époque à Evry, ou ma mère qui me nommait lutteur contre le sommeil, toujours le même schéma, d'impossibilité de trouver le sommeil tant que je n'ai pas fini, tant que je ne suis pas épuisé, tant que... Et de ne pas être capable de trouver par moi-même des choses reposantes. Tout au moins jusqu'à ce que je n'ai plus le choix. Que la fatigue prenne le dessus. Et en même temps, cette capacité à, si un truc m'intéresse si je me lance un défi, à me lancer dedans, et à oublier de dormir. Mais je crois que c'est quelque chose de constant chez moi. Quand je repense à comment j'ai l'habitude, et comment j'aime lire des romans : sans arrêt. Le dernier Harry Potter que j'ai lu en 24h en pdf en anglais, les lectures jusqu'au bout de la nuit, refaite juste quand j'ai fini mon dernier stage, les 10 saisons de Friends regardées en une semaine, toutes les saisons de séries que j'ai pu regarder en mode non-stop, une fois lancé, impossible de m'arrêter le fameux coup du : allez encore un épisode. Toujours me lancer comme ça dans des trucs, souvent assez inutiles, mais en même temps, me permettre d'oublier un peu le monde.
Et puis là, en plus ces deux dernières années, tout ce travail sur moi. Ma mère qui me disait qu'une psychothérapie, c'est épuisant. Puis je crois qu'elle a avancée quand même un à bon rythme. Mais en même temps, que de remises en questions, que de travail pour apprendre à voir ses schémas, à les identifier, à trouver la parade, à apprendre à se connaitre, à se battre contre les résistances intérieures, à voir ce qui peut se cacher derrière les comportements, à avoir ce regard critique sur soi, à se mettre déjà à parler de soi. Certes, maintenant, ça a pas mal changé, notamment ici, en même temps, pas étonnant, passer d'un extrème à l'autre, de penser que l'on n'est pas intéressant, à devenir son propre sujet d'étude préféré. Mais apprendre à regarder en face ses schémas, les bénéfices secondaires que nous apportent nos propres comportements, puis apprendre à assumer soit de garder les bénéfices secondaires, ce qui peut aussi se défendre, soit apprendre à changer son comportement et donc de tirer un trait sur les bénéfices secondaires, de savoir quand on peut le faire. Enfin, quelle est LA bonne chose à ce niveau là, je n'en sais rien. J'ai l'impression que l'on est comme dans une sorte d'espace, avec tout un tas d'optima locaux, et que d'une certaine manière soit on reste à l'optimum local où l'on est, soit on est prêt à faire le chemins vers d'autres optima locaux, ce qui veut dire qu'il faut quitter sa zone de confort, rentrer dans le dur, pour arriver à un autre optimum. Et je crois que tous ces trajets sont vraiments épuisants. Pas arrêter de naviguer là dedans depuis quelque temps. Ajouté à ça toute la pression que je me mettais, et qu'on me mettait aussi, du il faut que tu fasses-ci, fasses-ça. Je n'en peux plus de toutes ces solicitations extérieures. Je crois que ce dont j'avais besoin avant, c'était justement de virer toute cette pression extérieure (et interieure aussi, ptetre un peu mal interprétée, mais qu'importe), que j'ai commencé à me renfermer parce qu'elle m'était juste insuportable. Et que j'avais besoin de respirer un peu, de m'en sortir. Le problème, c'est que du coup, je ne pouvais plus vraiment souffler non plus. Sauf qu'il fallait bien que je souffle quand même. Je crois que c'est ça, un souffle complètement désordonné, et des inspirations complètement désordonnées et "mal dirigées". Mais je crois que là, ça va aller mieux, juste un gros besoin de souffler. Puis d'apprendre à souffler tout seul.
Dimanche matin a priori, départ pour Hossegor, pour deux trois jours, ça va être cool ça aussi, un peu d'air marin, se poser sur la plage, regarder la mer...
Premier bilan des vacances, déjà, c'est qu'elles me font un bien fou. J'hallucine un peu d'ailleurs. Je crois que j'étais un peu au bout du rouleau en fait. Je crois que deux semaines ne seront vraiment pas de trop. De toute façon, ça faisait quelques temps que je ne tenais plus qu'au café, et que le moindre soir où je me couchais un peu tard, le résultat se payait cash le lendemain matin. Je dois dire que mes parents étaient un peu inquiets de me voir comme ça. Mon père qui se demandait si je ne faisais pas une petite chute de tension. :) Ou si je ne retombais pas en mode dépressif. En même temps, l'attention me touche. Mais non, j'ai retrouvé le goût de choses, le goût en mangeant. Je crois que c'est juste l'épuisement. La question qui se posait du coup, c'est d'où peut venir cet épuisement, moi qui ai un air si nonchalant. Bah déjà, ce repos en revenant chez les parents, me fait penser un peu à moi petit. Où il parait que je partais jouer, je jouais, je jouais, et une fois crevé, j'allais juste voir ma mère, incapable d'aller me reposer tout seul. Ou les voyages en voiture, où je ne pouvais jamais m'endormir avant d'être à environ 5minutes de la maison... Ou cette incapacité que j'ai à m'endormir dès que quelque chose me stresse. Je crois que ce n'est pas pour rien que je vivais la nuit à une époque à Evry, ou ma mère qui me nommait lutteur contre le sommeil, toujours le même schéma, d'impossibilité de trouver le sommeil tant que je n'ai pas fini, tant que je ne suis pas épuisé, tant que... Et de ne pas être capable de trouver par moi-même des choses reposantes. Tout au moins jusqu'à ce que je n'ai plus le choix. Que la fatigue prenne le dessus. Et en même temps, cette capacité à, si un truc m'intéresse si je me lance un défi, à me lancer dedans, et à oublier de dormir. Mais je crois que c'est quelque chose de constant chez moi. Quand je repense à comment j'ai l'habitude, et comment j'aime lire des romans : sans arrêt. Le dernier Harry Potter que j'ai lu en 24h en pdf en anglais, les lectures jusqu'au bout de la nuit, refaite juste quand j'ai fini mon dernier stage, les 10 saisons de Friends regardées en une semaine, toutes les saisons de séries que j'ai pu regarder en mode non-stop, une fois lancé, impossible de m'arrêter le fameux coup du : allez encore un épisode. Toujours me lancer comme ça dans des trucs, souvent assez inutiles, mais en même temps, me permettre d'oublier un peu le monde.
Et puis là, en plus ces deux dernières années, tout ce travail sur moi. Ma mère qui me disait qu'une psychothérapie, c'est épuisant. Puis je crois qu'elle a avancée quand même un à bon rythme. Mais en même temps, que de remises en questions, que de travail pour apprendre à voir ses schémas, à les identifier, à trouver la parade, à apprendre à se connaitre, à se battre contre les résistances intérieures, à voir ce qui peut se cacher derrière les comportements, à avoir ce regard critique sur soi, à se mettre déjà à parler de soi. Certes, maintenant, ça a pas mal changé, notamment ici, en même temps, pas étonnant, passer d'un extrème à l'autre, de penser que l'on n'est pas intéressant, à devenir son propre sujet d'étude préféré. Mais apprendre à regarder en face ses schémas, les bénéfices secondaires que nous apportent nos propres comportements, puis apprendre à assumer soit de garder les bénéfices secondaires, ce qui peut aussi se défendre, soit apprendre à changer son comportement et donc de tirer un trait sur les bénéfices secondaires, de savoir quand on peut le faire. Enfin, quelle est LA bonne chose à ce niveau là, je n'en sais rien. J'ai l'impression que l'on est comme dans une sorte d'espace, avec tout un tas d'optima locaux, et que d'une certaine manière soit on reste à l'optimum local où l'on est, soit on est prêt à faire le chemins vers d'autres optima locaux, ce qui veut dire qu'il faut quitter sa zone de confort, rentrer dans le dur, pour arriver à un autre optimum. Et je crois que tous ces trajets sont vraiments épuisants. Pas arrêter de naviguer là dedans depuis quelque temps. Ajouté à ça toute la pression que je me mettais, et qu'on me mettait aussi, du il faut que tu fasses-ci, fasses-ça. Je n'en peux plus de toutes ces solicitations extérieures. Je crois que ce dont j'avais besoin avant, c'était justement de virer toute cette pression extérieure (et interieure aussi, ptetre un peu mal interprétée, mais qu'importe), que j'ai commencé à me renfermer parce qu'elle m'était juste insuportable. Et que j'avais besoin de respirer un peu, de m'en sortir. Le problème, c'est que du coup, je ne pouvais plus vraiment souffler non plus. Sauf qu'il fallait bien que je souffle quand même. Je crois que c'est ça, un souffle complètement désordonné, et des inspirations complètement désordonnées et "mal dirigées". Mais je crois que là, ça va aller mieux, juste un gros besoin de souffler. Puis d'apprendre à souffler tout seul.
jeudi 27 octobre 2011
bloum
Bon, fini de parler rugby, j'ai eu un autre flot de pensées qui m'a traversé l'esprit depuis et je crois que ce sera bien pour moi de l'écrire. Si il y a bien une chose qui m'épuise, qui me désepère ce sont les donneurs de leçons en tous genre. Tous les gens qui prétendent connaitre, détenir la Vérité. Et peut être encore pire, ceux qui prétendent pouvoir l'exprimer, la mettre en mots, la définir, la circonscrire... Ou quand on vient nous vendre une recette du bonheur... Je ne crois pas aux recettes miracles, encore moins à l'existence d'un pseudo Bonheur-Universel. Quand je dis ça, je repense notamment à ma première 3eme année d'école d'ingé. J'en ai déjà un peu parlé ici je crois, mais pour faire un bref état des lieux, j'ai du aller à environ 10% des cours, réussi à valider le minimum pour ne pas me faire virer et être juste du bon coté de la limite (je crois que dans l'ensemble, j'ai un certain talent pour ça), mais en gros ma vie à l'époque, c'était rester chez moi, sortir pour acheter de quoi manger et des clopes, puis passer mon temps devant le PC, ne jamais ranger, faire des lessives une fois tous les deux trois mois, m'habiller de temps en temps.... Bref, en quelque mots une vraie vie de déchet humain. Peu de motivation autre que de jouer à wow, mater des séries, et laisser ma curiosité me faire fureter sur le net. Et j'ai envie de dire que j'ai bien pu voir comme le dit Saint-Exupéry à la toute fin de Terre des Hommes, qu'on peut aussi très bien se plaire et être heureux en quelque sorte dans la crasse et la médiocrité. Tout comme on peut être triste et vide dans la grandeur. C'est pas parceque tout nous réussit que l'on est nécessairement plus heureux non plus. Au final, je garde quand même de bons souvenirs de cette période, où je me suis complètement laissé aller. Et j'ai envie de dire après tout, pourquoi pas? Pourquoi serait-il nécessaire de faire les choses bien, d'être lumineux pour être heureux. Il y a un moment où je pense, chacun choisit sa vie, ça ne me regarde pas. Par contre ce qui m'énerve, c'est quand on essaie de faire croire qu'on a trouvé La Voie, ou qu'on essaie de vendre un idéal de vie qu'on n'est pas prêt à assumer. Enfin pour revenir à mes moutons, quelque part, oui j'étais bien dans cette période de loquitude humaine. Le seul problème, c'est qu'à un moment je me suis rendu compte que je ne pouvais pas continuer ainsi sans arriver dans des états que je ne voulais pas. J'en étais réduit à un moment à me demander si j'enchainais par la prison, ou l'hopital psychiatrique pour pouvoir continuer à ne rien avoir à faire. Les solutions, c'étaient ça où le suicide dans l'état dans lequel j'étais. Et puis par je ne sais quel miracle je me retrouve aujourd'hui ingénieur avec mon appart. Enfin, si je crois que je sais, j'ai passé deux ans à me bouger le cul, malgré tout ce poids sur mes épaules, deux ans à chercher des solutions, à avancer, à me battre, refuser de me laisser abattre, accepter de l'aide venant de l'exterieur, à résoudre des noeuds, des problèmes qui faisaient que je n'avais plus la force de ne rien faire. Que je n'avais plus que la force de me refermer sur moi-même, de me réfugier dans mon cocon, seul avec ma merde. Le seul problème étant, mais à l'époque je ne m'en rendais pas vraiment compte, que même si je ramenais toute la merde à moi, que je culpabilisais, que je refusais de laisser d'autres la porter ou m'aider à la porter, elle les contaminait quand même. Parce que ces cons (il n'y a pas d'autre mots, et je ne pouvais pas l'accepter à l'époque parce que je ne voulais pas le voir, ça m'aurait obligé à me bouger, et quelque part c'est ça qui m'a obligé à me bouger aussi) m'aimaient, et ne voulaient pas me voir comme ça, et ça leur faisait mal de me voir comme ça. Et en même temps, j'imagine aussi le sentiment d'impuissance que ça a du provoquer, parce qu'il n'y avait rien qu'il puissent faire qui aurait pu m'aider. Seule une prise de conscience de ma part, pouvait enrayer la spirale. Enfin, oui prise de conscience, parce que même si quelque part je le savais, et culpabilisais, en même temps, je ne pouvais pas l'admettre. Enfin, j'étais dans un état où la moindre remarque, la moindre demande, la moindre agressivité me ne pouvait que m'engager à me renfermer encore plus. Où j'étais dévoré par une sorte de culpabilité de ne pas arriver à m'en sortir seul. Et où en même temps, je n'avais plus la force de m'en sortir seul. Putain d'aveu de faiblesse insupportable. On me payait mes études, j'étais un petit chanceux de blanc dans un pays riche, à qui on payait ses études et qui n'était même pas capable de se lever le matin, de faire le minimum de boulot, même pas capable de faire le minimum... Et fallait en plus penser aux pauvres je ne sais quoi je ne sais où. Qui n'était pas capable de faire ce qu'on lui demandait. Et la seule réponse que j'étais capable de faire c'était de me faire mal, et en même temps, complètement incapable d'accepter la moindre aide. C'est peut-être aussi malgré tout une des plus belles choses que j'ai faite, d'essayer de ne pas emporter quiconque avec moi. Mais en même temps, et je pense que c'est pour ça que je peux avoir beaucoup de mal avec tout type de compliment, de flatterie, c'est ce coté : "il a tout pour réussir. Donc il doit réussir, il doit faire bien, il doit faire-ci, faire-ça....". Et putain de merde il est où mon avis dans tout ça? Quand est-ce qu'on me pose la question de ce que je veux? Quand est-ce que j'ai mon mot à dire? Et surtout, il se passe quoi si je n'en ai pas envie, si je veux partir sur autre chose? Si tout d'un coup, je veux changer d'avis. Enfin, je dis tout ça, en même temps, c'est un peu victimisant comme discours, et je déteste la victimisation, tout comme je déteste la salvation (que ce soit des personnes ou même via des pseudos concepts, des pseudos principes.... (j'imagine la personne à qui on dit : pour entrer dans une ville, il faut avancer, et qui continue indéfiniement à faire des tours de périph) ou l'aggression gratuite. Enfin, je me rappelle ce jour, celui où j'ai relancé la machine en quelque sorte, où même si il y avait toute l'inertie de ce qui s'était passé avant, j'ai remis le moteur en marche en quelque sorte, où je me suis dit : "regardes-toi PY, tu vois tes potes, tu vois comment tu es quand ils sont pas bien, tu vois comment tu as pu aider SF au WEI après la mort d'Al, tous ces gens tu les aimes, pourquoi eux ne pourraient-ils pas t'aimer aussi? Et puis imagines que tu ais un ami dans la position dans laquelle tu es là aujourd'hui, tu ferais quoi? Tu lui dirais quoi? Alors fais le." Et s'en sont suivi comme par magie des bonnes décisions, des qui m'ont permis de sortir de cet état dans lequel j'étais, des opportunités que j'ai su saisir, des rencontres qui m'ont aidé. Mais au final quelque part, la ressource c'est au fond de moi que je l'ai trouvée.
Bon, je vais m'arrêter là, je vais poster, faudra que je relise que je reformule, j'ai l'impression d'avoir été un peu brouillon, c'est pas mal décousu, mais tant pis, faudra que je prenne le temps de faire ça bien, ptetre profiter des vacances pour faire ça tiens.
Bon, je vais m'arrêter là, je vais poster, faudra que je relise que je reformule, j'ai l'impression d'avoir été un peu brouillon, c'est pas mal décousu, mais tant pis, faudra que je prenne le temps de faire ça bien, ptetre profiter des vacances pour faire ça tiens.
dimanche 23 octobre 2011
Finale demain!!
Oh putain, je suis chaud bouillant. Enfin, j'ai un peu froid là, mais demain, c'est la finale de la coupe du monde rugby. Et bon, j'adore le rugby. Et en plus c'est France-Nouvelle Zélande, en Nouvelle Zélande. Autrement dit, la finale de rêve. J'adore voir jouer les All Blacks (équipe de nouvelle zélande), c'est ce qui se fait de mieux dans le rugby. C'est tout simplement la meilleure équipe du monde, mais quelque fois on les bats. Et si là on les bats, c'est mythique, c'est la légende du rugby qui s'écrit. C'est juste du rêve. Pour ça va falloir rentrer dans le dur, se surpasser, atteindre un moment de grâce, mais je ne sais pas trop pourquoi, j'y crois. J'ai plutôt un bon feeling pour cette finale, alors on ne gagnera peut-être pas, mais je sens qu'on va être présents. Je sens que ça va être un très grand match. De ce que j'ai lu, et je dois dire que j'ai du bien lire au moins 6-7 articles sur la finale par jour depuis une semaine, à la fois Français, mais aussi sur les sites neo-zélandais, de ce qu'on a traversé, de ce que je sais de la mentalité française, je suis persuadé, qu'on va avoir un très très gros matchs. Je crois que pour une fois, contrairement à 1999 et 2007, ils ne nous prendront pas à la légère. Mais je pense qu'on a une équipe soudée. On n'a rien à perdre, parce que bon, perdre en finale contre les blacks, ça n'a rien de scandaleux, mais je crois qu'on a très envie de gagner quand même, juste la pression de bien faire. Pas trop, mais ce qu'il faut pour être bien concentrés.
Alors, là ce soir, je sens la tension commencer à vraiment monter pour cette finale. Une sorte d'anticipation. C'est dur d'attendre d'y être. Ca va pas être facile de m'endormir. Mais ça me tarde :)
Alors, là ce soir, je sens la tension commencer à vraiment monter pour cette finale. Une sorte d'anticipation. C'est dur d'attendre d'y être. Ca va pas être facile de m'endormir. Mais ça me tarde :)
jeudi 20 octobre 2011
Balam!!
Bon, je met juste un lien aujourd'hui : l'art d'avoir toujours raison de Schopenhauer.
http://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99Art_d%E2%80%99avoir_toujours_raison
Je trouve ce livre, notamment l'introduction géniale, et aidant aussi à prendre du recul par rapport à la Vérité, et ce qu'on peut en savoir.
http://fr.wikisource.org/wiki/L%E2%80%99Art_d%E2%80%99avoir_toujours_raison
Je trouve ce livre, notamment l'introduction géniale, et aidant aussi à prendre du recul par rapport à la Vérité, et ce qu'on peut en savoir.
mercredi 19 octobre 2011
Bouaille
Moi non plus, je ne sais ce que le titre veut dire.
Sinon, je viens de mettre une de mes chansons préférée du moment. Enfin, j'ai même envie de dire depuis quelques semaines. Une petite mélodie un poil mélancolique, du pur bonheur pour moi.
Assez fatigué ce soir quand même. En même temps, je fais quand même d'assez longues journées. Quasiment minimum 10h par jour au boulot, plus 1h30 1h45 de trajet. Au final, je suis en train de me rendre compte que j'y passe quand même pas mal de temps. Bon, certes tout le temps que j'y passe n'est pas productif, mais bon.
Puis pour l'instant, je suis quand même assez fier de moi, pas encore laissé trainer de vaisselle plus d'un jour, les tâches ménagères qui sont faites régulièrement. Après 6 semaines dans un nouvel endroit, je crois que c'est un record :)
Sinon, je viens de mettre une de mes chansons préférée du moment. Enfin, j'ai même envie de dire depuis quelques semaines. Une petite mélodie un poil mélancolique, du pur bonheur pour moi.
Assez fatigué ce soir quand même. En même temps, je fais quand même d'assez longues journées. Quasiment minimum 10h par jour au boulot, plus 1h30 1h45 de trajet. Au final, je suis en train de me rendre compte que j'y passe quand même pas mal de temps. Bon, certes tout le temps que j'y passe n'est pas productif, mais bon.
Puis pour l'instant, je suis quand même assez fier de moi, pas encore laissé trainer de vaisselle plus d'un jour, les tâches ménagères qui sont faites régulièrement. Après 6 semaines dans un nouvel endroit, je crois que c'est un record :)
lundi 17 octobre 2011
Wouhou!!!!!!!!!!!!!!!!
Incroyable, et oui, un message un dimanche soir!!!!!!
Cela faisait une éternité, j'en conviens, mais en fait, j'ai enfin récupéré mon chargeur d'ordinateur portable hier. Et du coup, je peux me connecter à un résau neuf wifi et avoir le net chez moi!! C'est trop la classe!! Bon, je sens que ça va être le bordel pour avoir une vraie connexion (SFR m'a l'air de bien faire de la merde), mais bon en attendant, c'est déjà ça.
Du coup, je crois je vais pouvoir recommencer à poster régulièrement ici! Et ça fait plaisir, j'aime bien écrire ici en fait. C'est quand même plus libre que sur des fora. Enfin, même si j'écris quand même ce dont j'ai envie dans l'ensemble, je vais pas m'empecher de mettre ce que j'ai envie sous prétexte que ça fait chier la modération.
Bon, finalement, j'ai refait mon retard dans la lecture de la presse rugby notamment anglophone. C'est bon, on a été un peu scandaleux, incroyable qu'on soit en finale, plus rien à perdre, presque aucune chance de gagner, tout le monde nous trouve mauvais : plus ça va plus j'y crois, tous les signaux sont aux verts pour faire un match de fou en finale :)
Cela faisait une éternité, j'en conviens, mais en fait, j'ai enfin récupéré mon chargeur d'ordinateur portable hier. Et du coup, je peux me connecter à un résau neuf wifi et avoir le net chez moi!! C'est trop la classe!! Bon, je sens que ça va être le bordel pour avoir une vraie connexion (SFR m'a l'air de bien faire de la merde), mais bon en attendant, c'est déjà ça.
Du coup, je crois je vais pouvoir recommencer à poster régulièrement ici! Et ça fait plaisir, j'aime bien écrire ici en fait. C'est quand même plus libre que sur des fora. Enfin, même si j'écris quand même ce dont j'ai envie dans l'ensemble, je vais pas m'empecher de mettre ce que j'ai envie sous prétexte que ça fait chier la modération.
Bon, finalement, j'ai refait mon retard dans la lecture de la presse rugby notamment anglophone. C'est bon, on a été un peu scandaleux, incroyable qu'on soit en finale, plus rien à perdre, presque aucune chance de gagner, tout le monde nous trouve mauvais : plus ça va plus j'y crois, tous les signaux sont aux verts pour faire un match de fou en finale :)
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