jeudi 27 septembre 2012

Aimer

Aimer, qu'est-ce que c'est aimer pour moi?

C'est d'abord un verbe, un verbe compliqué à mettre en place. Un ensemble de d'actions, liées à un ressenti, ressenti qu'on appelle l'amour. Aimer, pour moi, c'est donc agir en fonction de ce ressenti. C'est aussi, essayer de préserver ce ressenti.
Aimer, pour moi, c'est à la fois, vouloir être là pour l'autre, vouloir apporter de l'affection, de l'attention, de la tendresse, de la douceur, entourer la personne. Mais ce n'est pas non plus essayer d'emprisonner la personne, c'est aussi savoir laisser de l'espace, laisser l'autre faire ses expériences, ne pas l'empêcher d'aller où il a envie d'aller, d'être capable d'accepter sa différence, le fait que ses besoins, envies, désirs puissent être différents des siens, sans pour autant en tenir rigueur. C'est aussi, aider à porter l'autre à porter son fardeau, être une aide, un soutien. C'est aussi, être capable de laisser l'autre voir une partie de ses propres souffrances, accepter qu'il puisse en porter une partie, accepter de se montrer, être capable de dire ce que l'on vit. Aimer, c'est aussi, être capable de ne pas laisser à l'autre porter tout le poids de ce que l'on est, être capable de résoudre certains de ses problèmes, de dire à l'autre quand il ne peut pas nous aider, de savoir mettre une distance pour ne pas le blesser quand on explose, de prévenir de ses difficultés, de ses réactions possibles, d'exprimer ce qui fait du bien, ce qui fait souffrir, être capable de partir, être capable de revenir, être capable de réparer, de guérir, de ne pas faire porter à l'autre plus que ce qu'il ne peut porter, de ne pas le surcharger de choses auxquelles il ne peut rien. C'est aussi, être capable d'être présent sans être envahissant, de partager des moments joyeux, de moments tristes, des moments de solitudes, des moments de réflexions, d'être capable de se taire pour écouter l'autre, d'être capable de parler pour le laisser écouter, parfois retenir quand on tombe, parfois laisser tomber (parce qu'on apprend aussi en tombant, parce qu'on ne peut pas toujours retenir non plus), aller chercher des choses ailleurs, pouvoir les rapporter, partager, ce qu'on en a retiré, savoir que l'on n'est pas le centre du monde, savoir que l'autre ne l'est pas non plus... et tellement d'autres choses auxquelles je n'aurai pas pensé ici, tellement de chose qu'on peut inventer, c'est la manière d'aimer, j'ai même envie de dire l'art d'aimer, aimer c'est un art, l'art d'exprimer l'amour au sens large, et pas seulement, l'amour-passion, qui n'est qu'une manière d'aimer parmi tant d'autres.

Les chemins de l'existence

J'en ai déjà un peu parlé ici, mais j'ai une vision de la vie, que beaucoup qualifient de triste, déprimante, et euh, comment dire tout un tas d'adjectifs joyeux de ce genre là qu'on peut utiliser pour qualifier quelqu'un qui dit "le but de la vie c'est mourir" (réalité en même temps, on ne peut plus logique la fin de la vie, c'est la mort, enfin, je n'exprime rien de neuf), ou "vivre vraiment sa vie, c'est juste passer le temps entre sa naissance et sa mort, qu'importe ce qu'on fait dedans", encore une fois, ce qui me semble être d'une vérité, et d'une logique, assez imparable. Enfin, surtout au delà de ça, ça me parait être des axiomes, assez solides, dans le sens ou leur remise en cause me parait, et je me trompe peut être assez compliquée. On peut aussi voir, qu'ils n'empêchent aucunement, de créer des choses, de construire etc...
Ils impliquent par contre, une relativisation assez violente et importante, de tous les préjugés, des notions de réussites, de devoir, de besoin, de "il faut faire quelque chose de sa vie", des besoin de "Justice", "Egalité", "Amour", "Connaissance", "Tolérance" etc...
Je crois que j'avais besoin d'une désintoxication forte de tous ces "Blablas" comme diraient certains philosophes tragiques.
Ce que ces axiomes impliquent, est il me semble très intéressant, puisqu'ils établissent à la fois, une égalité entre tous, dans le sens où notre fin à tous est la mort, un coté tragique à l'existence de chacun, et aux actions de chacuns, une forme d'acceptation de cette fin inéluctable, et donc de lâcher prise, et donc quelque part, de libération de l'angoisse, ce que ça implique, aussi, c'est une libération de la culpabilité, une libération de la Morale, puisqu'en retournant au fait de ce qu'est la vie, celui-ci redevient juste ce qu'il est, un fait brut, libre de toute interprétation quelle qu'elle soit,c'est aussi que les actions de chacun, ses choix, lui sont propres et que chacune à sa validité, et donc de l'unicité de chacun.

Mais, comment dire, en même temps, cette vision, rend toutes les interprétations plus ou moins possibles. Retourner au fait brut, permet de l'interpréter de la manière que l'on veut, et en même temps, à mon sens, rend à l'interprétation, sa valeur d'interprétation, c'est à dire de point de vue, de vision du monde, met en valeur le lieu d'où l'on regarde le fait, ce qu'on souhaite y voir. Cela agit en quelque sorte comme révélateur de celui qui interprète.

Ca me fait penser au langage, je suis en train de lire le tractatus logico-philosophicus de Wittgenstein, et, dans ce livre, il procède notamment, à une analyse du langage, qui est vu en tant que modélisation de la réalité, en tentant d'en exprimer, en tout cas d'un point de vue logique, ses limites, et ses atouts. Et donc de la vision du langage, en tant qu'outil, permettant de modéliser une forme de réalité, et que quelque part, les mots, le langages, en tant que modèles n'ont de valeurs qu'en ce qu'ils permettent de décrire, dépeindre, modéliser une vision possible du monde. Possible, en ce sens que ce qu'une proposition non réelle sera fausse, en ce sens qu'elle ne correspondra pas à la réalité, c'est à dire aux faits bruts. Je dois bien avouer avoir beaucoup plus de mal à appréhender le coté esthétique du langage, ou celui où l'on va plus s’intéresser aux signes qu'à la signification, je l'aurai plus pour la réflexion, les manières de modéliser (bref, c'est pas le propos là). Et donc, ce qui est intéressant, c'est que du coup, les mots, les signes, ou la structure, si on leur coupe, le lien avec une réalité possible, deviennent, vides, ils ne modélisent plus rien, perdent leur signification. On entre donc à ce moment là, dans une sorte de corruption du langage.

Il y a autre chose que j'ai envie de dire, c'est que je vois donc en quelque sorte un vide d'absolu, de principe, de valeur universelles, sur lesquelles on pourrait bâtir quelque chose, que toutes les constructions que l'on peut faire partent du vide, ou plutôt, j'ai envie de dire de chacun, de sens envies, de ses inclinations, de ce qu'il est. Que ce n'est quelque part qu'un langage, une expression de l'être, et que toutes ces expressions sont possibles. Je vois déjà la réponse, à : mais si il n'y a pas de Justice, de Morale, d'Ethique... C'est donc laisser libre cours à toutes les horreurs abominations etc... Oui, bien sur. Mais, en même temps, c'est aussi laisser libre cours aux belles choses, au don, à l'aide désintéressée. Ca demande, aussi bien sur d'être capable de se défendre des gens qui voudront présenter une vision du monde différente, si l'on veut que la sienne puisse perdurer. Ca permet aussi de profiter de l'instant de répit, pour emmagasiner des forces, pour emmagasiner des images, des souvenirs, de belles histoires que l'on pourra raconter, partager, des moins belles aussi, pour apprendre à s'endurcir, à enrichir son point de vue, à voir à la fois ce que l'on aime, et ce que l'on n'aime pas. C'est quelque part, l'établissement, du goût, de la personnalité, l'arrivée à maturité d'un homme, si l'on devait se comparer à une plante, notre fruit.


Bon, voilà, time to go to bed.

jeudi 13 septembre 2012

Du partage uniforme de la raison....

Je l'avais mis ailleurs à la base, mais je me dis que ça a aussi très bien sa place ici en fait.

Descartes aurait dit: "L'intelligence est la chose la mieux répartie chez l'Homme. Car quoi qu'il en soit pourvu, il croit toujours en avoir assez (vu que c'est avec ça qu'il juge)".

Soit ça, soit ça pourrait, lui ouvrir justement les yeux sur ses erreurs de jugements/ses jugements faussés etc...
Me rappelle la première fois que j'ai lu ça j'ai été absolument choqué! C'est juste l'histoire du serpent qui se mort la queue, mais il était très fort là dessus.

Ca montre à la fois, un manque de capacité de perception, et de jugeote dans le sens où pour bien évaluer une capacité il faut savoir en sortir, comme en Maths, où pour prouver la validité de certaines opérations, il faut être capable de ne pas faire appel à elles (ces opérations) (bon on ne savait ptetre pas ça à l'époque). Mais du coup, faire appel à sa raison pour juger de sa raison est juste une pure ineptie!
C'est le genre de choses qui me fait penser à un manque de capacité à se remettre en question, et un manque de capacité de perception, une incapacité à regarder les choses en face, à faire un différentiel entre ce qui était attendu (une théorie), et les résultats d'une expérimentation, un enfermement dans la raison qui au final ne conduit qu'à se borner dans une certaine vision du monde, et une incapacité totale à en sortir. Bref, une aberration de la réflexion, une énorme connerie...

Enfin bon, d'un autre coté pourquoi pas, je suis pas là pour dire ce que chacun doit faire de sa vie, puis, c'est pas comme si j'avais à donner des leçons, ou à donner autre chose qu'un avis personnel qui n'engage que moi, ou comme si j'étais détenteur de "La Vérité". De toute façon, c'est pas comme si il y avait un "bonne" et une "mauvaise" façon de vivre sa vie dans l'absolu. Et peut y avoir des fois où s'entêter apprend aussi des choses.

Bref qu'importe, c'était ma réaction à cette ô combien magnifique phrase de Descartes Very Happy Wink Je suis un peu parti au quart de tour ^^

mardi 11 septembre 2012

Les lois fondamentales de la stupidité humaine!

Très très bon livre de Carlo M.Cipolla.

Je reprends les 5 lois ici :

-Chacun sous-estime toujours inévitablement toujours le nombre d'individus stupides existants dans le monde.

-La probabilité que tel individu soit stupide est indépendante de toutes les autres caractéristiques de cet individu.

-Est stupide celui qui entraine une perte pour un autre individu ou pour un groupe d'autres individus, tout en n'en tirant aucun bénéfice lui-même et en s'infligeant éventuellement des pertes.

-Les non-stupides sous estiment toujours la puissance destructrice des stupides. En particulier, les non-stupides oublient sans cesse, qu'en tous temps, en tous lieux, et en toutes circonstances, traiter et/ou s'associer avec des gens stupides se révèle immanquablement une erreur coûteuse.

-L'individu stupide est le type d'individu le plus dangereux
avec pour corollaire
-L'individu stupide est plus dangereux que le bandit

lundi 10 septembre 2012

Qu'importe

Une de mes citations préférées du Zarathoustra de Nietzsche, est à peu près : "Comme le dit le dicton de zarathoustra : qu'importe".

Et je dois dire que le qu'importe est un de mes modes de réflexions favoris. Très utile, pour se détacher de quelque chose, prendre du recul, lâcher prise...

Mais ce que je crois que j'aime le plus dans ce que je vais pompeusement qualifier de logique quimportienne, c'est que mise au carré, elle permet de s'en sortir. Qu'importe le qu'importe fait sortir du qu'importe initial.

dimanche 2 septembre 2012

Liberté


Petite réflexion du jour :

La liberté est une contrainte. En effet, être libre, c'est ne pas avoir de contrainte, or c'est une contrainte que de n'avoir pas de contrainte. Ca implique, d'être capable de se libérer de ces contraintes, de les dépasser, de pouvoir lutter contre elles, d'être suffisamment fort pour pouvoir se débrouiller seul.
Si l'on s'en réfère à logique classique, la seule chose qui implique tout, c'est à dire rendant réellement libre quelque part, puisqu'on peut tout faire à partir de là. Mais le vide, c'est en même temps quelque part, le refus de tout, puisque dès qu'on y met quelque chose ce n'est plus du vide. C'est donc à nouveau, une énorme contrainte.

J'ai donc envie de dire que la liberté est une des pires contraintes, dans le sens où c'est une contrainte qui ne se dit pas, qui ne s'exprime pas, dans l'idée de liberté.

dimanche 29 juillet 2012

Excuses, camaraderie et post-its

Hier soir, je suis donc sorti avec des amis, et on en est venu à parler des excuses et des manières de s'excuser... Et ça m'a fait bien plaisir, parce que pour une fois, j'ai trouvé quelqu'un qui partageait assez mon point de vue sur la question. Ce qu'on a du mal à l'accepter, ce qui saoule, ce sont les gens qui présentent les excuses d'une façon, qu'on sent que c'est juste un moyen pour éviter un coup. Je prends, souvent ça pour un affreux manque de confiance, et non respect de ma personne. C'est de toute façon, à moi de décider de si je pardonne quelqu'un ou non, de même que quand je présente mes excuses c'est parce que je suis désolé, et voilà, c'est une manière de présenter mon point de vue à la personne en face. Après, de toute façon, c'est à elle de savoir si elle veut ou non me pardonner ou m'excuser. Ce n'est pas et ne dois pas être pour moi un acte de soumission, une tentative de compensation ou autre. Je sais pas, ça me parait juste complètement incompréhensible, un manque de recul, une dépendance incroyable sur les autres. En fait, je crois que c'est ça qui m'énerve le plus, ce coté dépendance qui me semble être une incroyable faiblesse, un manque de maturité, de profondeur, un coté enfantin.
Enfin, bref, c'est bizarre, de suivre cette réflexion, parce que il y a une autre chose que j'apprécie, dans les relations humaines, quelque chose que j'ai une certaine tendance à chercher, c'est l'esprit de camaraderie. Je crois que c'est une des raisons qui fait que j'apprécie beaucoup St-Exupéry, qui réside justement dans une sorte d'éloge de cet esprit de camaraderie. Quelque chose qui fait aussi que j'aime bien dans "les miens" de shurik'n notamment le refrain :
Je marche avec les miens
Combien te diront la même chose
Je garde tes arrières, tu gardes les miens
Pas de marche arrière, rien ne change un homme
Seul * et viande à loup
Moi, si j'en encaisse trop, je sais qui rendra les coups
T'auras affaire aux miens
Beaucoup te diront la même chose
Je garde tes arrières, tu gardes les miens
Pas de marche arrière, rien ne change un homme
Seul *et viande à loup
Mais eux, s'ils en encaissent trop
Ils savent qui rendra les coups

C'est un genre de lien que j'apprécie énormément. Où quelque part on ne se pose même plus la question, on sait qu'il est là, et puis voilà. J'en discutais avec un militaire hier soir, et ce sont souvent le genre de liens qui se créent dans les épreuves, quand on doit traverser des moments difficiles, c'est ce regard quand on est replongé dedans, et le "je sais, j'étais là, j'ai vécu". Ce moment, où les paroles sont inutiles, où le silence est à la fois une marque de pudeur, de respect, mais la présence ô combien précieuse. Où quelque part, l'échange silencieux, où juste une main sur une épaule est beaucoup plus forte, plus intime que n'importe autre chose. Parce qu'il y a la fois l'émotion, le partage de l'émotion, et en même temps, une forme de pudeur à la fois chez celui qui transmet qui n'en rajoute pas, et chez celui qui reçoit, qui n'en profite pas pour faire du "voyeurisme".
Mais souvent c'est quelque chose, qui se crée en traversant les épreuves, en allant au bout de soi, en expérimentant... Quelque chose qu'on retrouve pas mal dans la sociabilisation masculine, où on peut aller jouer au foot pendant des heures et des heures jusqu'à l'épuisement, dont on sort aussi souvent avec tout un tas de bons souvenirs à raconter. Quand on vit une situation de stress dont on arrive à se sortir. Une forme de dépassement de soi lié à la création d'une œuvre en fait en quelque sorte.

Enfin, bref, je sais pas trop quoi mettre d'autre, je suis un peu à la masse en fait, mais sinon, truc marrant, je vais ptet me mettre à utiliser des post-its pour écrire ici. En fait hier soir en rentrant j'ai mis sur un post-it ce que je voulais mettre ici, parcequ'il m'arrive des fois de vouloir mettre un truc ici, puis d'oublier ce que je veux y mettre. Et donc du coup aujourd'hui, j'ai pu retrouver ce que je voulais mettre, c'est plutôt cool en fait. Je vais ptet essayer de le faire plus souvent

mardi 24 juillet 2012

Les projections

Je crois, que j'ai vraiment un gros problème en ce qui concerne les projections qui peuvent être faites sur moi. Va vraiment falloir que je bosse là dessus.

vendredi 20 juillet 2012

Devoir agir contre ses valeurs

Ca y est, j'ai fini le Prince,  beaucoup aimé en fait, je crois que j'ai un esprit quelque peu Machiavelien!

hop, un extrait chapitre 18


On doit bien comprendre qu’il n’est pas possible à un prince, et surtout à un prince nouveau, d’observer dans sa conduite tout ce qui fait que les hommes sont réputés gens de bien, et qu’il est souvent obligé, pour maintenir l’État, d’agir contre l’humanité, contre la charité, contre la religion même. Il faut donc qu’il ait l’esprit assez flexible pour se tourner à toutes choses, selon que le vent et les accidents de la fortune le commandent ; il faut, comme je l’ai dit, que tant qu’il le peut il ne s’écarte pas de la voie du bien, mais qu’au besoin il sache entrer dans celle du mal.

mercredi 18 juillet 2012

Bus 81

Comme la ligne de bus, qui passe devant chez moi, et qui va jusqu'à Chatelet. Ce soir, en rentrant du O'neil, je me dis tiens je vais aller à pieds, jusqu'à Chatelet, puis je vais prendre le metro pour St Lazare. Puis, en route, je me dis, tiens, je vais quand même checker le bus, on sait jamais. Et au final, bien content de l'avoir checké, déjà il part, à peine après que je sois entré dedans, puis tombé sur un chauffeur vachement sympa. Du coup, je suis resté faire la discute devant tout le long du trajet.
Et putain, ça fait vachement plaisir quand ça arrive, taper la discute avec quelqu'un comme ça, puis qui était en train de bosser, et voilà, ben je trouve ça vachement cool.